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SEO photographe : se faire trouver sur Google, sans y passer ses nuits
Personne ne cherche « photographe ». On cherche une prestation et une ville. Ce qui compte pour un site de photographe, dans l'ordre où ça compte.
Par Eric Elicegui

Ton site est en ligne depuis des mois, il est joli, et il ne reçoit personne. Avant de conclure que le référencement est une affaire de spécialistes, regarde deux choses : ce que les gens tapent réellement, et le poids de tes images. C'est là que se joue l'essentiel pour un photographe.
Personne ne cherche « photographe »
On cherche un photographe de mariage à Annecy, un photographe portrait à Grenoble, un shooting grossesse près de Chambéry. La requête associe presque toujours une prestation et un lieu, et c'est cette combinaison que ton site doit adresser.
Viser le mot seul, c'est se placer face à des sites nationaux installés depuis quinze ans, pour un trafic qui ne t'apportera rien : quelqu'un qui cherche « photographe » sans autre précision n'est pas en train de réserver.
Écris donc ta ville et ta spécialité en toutes lettres, dans le premier écran de ton accueil, et pas seulement sur une page contact. Si tu couvres plusieurs villes, nomme-les.
Avoir des pages qui existent vraiment
Un site de photographe est souvent une suite de galeries sans un mot. Pour un moteur de recherche, ces pages n'ont presque rien à lire, donc rien à classer.
Le minimum utile : une page par prestation que tu veux vendre, avec deux ou trois paragraphes qui décrivent comment ça se passe, où, combien de temps, et ce que la personne repart avec. Ce texte sert autant au visiteur qu'au moteur, et il te fait gagner du temps au téléphone.
Chaque page porte un titre distinct qui dit ce qu'on y trouve, et une description courte qui donne envie de cliquer. Deux pages avec le même titre se font concurrence entre elles.
Ne bourre pas ces textes de noms de villes. Google traite le bourrage de mots-clés comme un signal négatif, et une page illisible ne convertit personne.
Les pages par ville, et le piège qui va avec
Créer une page pour chaque ville de ta zone paraît malin, et c'est le meilleur moyen de se faire du mal. Trente pages identiques où seul le nom de la commune change forment un ensemble sans valeur, que les moteurs traitent comme tel.
La page par ville ne se justifie que si elle a quelque chose à dire : des mariages que tu y as réellement photographiés, les lieux que tu connais, la mairie où tu sais où te placer pendant la cérémonie, tes conditions de déplacement depuis là-bas. Écrite comme ça, elle demande du travail, et c'est pour ça qu'elle fonctionne.
Deux ou trois villes traitées sérieusement valent mieux qu'un département entier décliné à la chaîne. Commence par celle où tu travailles le plus.
Les images : le point faible de presque tous les sites de photographes
C'est le paradoxe du métier. Les sites qui affichent les plus belles photos sont ceux qui les servent le plus mal.
Quatre gestes, par ordre d'effet :
- Redimensionne avant d'envoyer. Un fichier sorti du boîtier fait plusieurs milliers de pixels de large pour un affichage qui en demande une fraction. Le visiteur télécharge tout, sur son forfait mobile, dans la salle d'attente où il consulte ton site.
- Compresse. Les formats web modernes divisent le poids sans différence visible à l'écran.
- Décris tes images. Le texte alternatif est, selon la documentation de Google Search Central, l'élément le plus important pour donner du contexte à une image. Décris ce qu'on voit, en une phrase naturelle. La même documentation met en garde contre l'accumulation de mots-clés dans cet attribut.
- Nomme tes fichiers. Google indique que le nom de fichier donne une indication légère sur le sujet, et recommande des noms courts et descriptifs.
ceremonie-mairie-annecy.jpgplutôt queIMG_4471.jpg.
Si tu passes par une plateforme, vérifie qu'elle fait le redimensionnement et la compression pour toi, et que tu peux renseigner la description de chaque photo.
Le référencement local, là où tout se joue
Pour un métier de proximité, la fiche d'établissement pèse souvent plus que le site lui-même. Elle est gratuite, elle apparaît sur la carte, et c'est fréquemment le premier contact.
Trois exigences :
- Une fiche complète et à jour : activité, zone desservie, horaires, photos récentes de ton travail.
- Une cohérence stricte entre ton nom, ton adresse et ton téléphone partout où ils apparaissent. La même orthographe, le même format. Une adresse écrite de trois façons différentes brouille le rapprochement entre tes profils.
- Des avis. Demande-les après chaque prestation livrée, quand la personne est encore contente. N'en achète jamais : les plateformes les détectent, et le retour de bâton coûte plus que le gain.
Ton site et ta fiche se renforcent : la fiche te rend visible sur la carte, le site répond aux questions que la fiche ne traite pas.
Vérifier que Google te connaît
Avant de chercher à mieux te classer, assure-toi d'exister. Une page que Google n'a jamais visitée ne peut pas se positionner, quelle que soit sa qualité.
L'outil pour photographes s'appelle la Search Console, il est gratuit, et il te dit page par page si Google la connaît. Tu y verras aussi les requêtes qui t'amènent déjà des visiteurs, souvent différentes de celles que tu imaginais.
Une remarque de méthode : consulte ces chiffres tous les mois, pas tous les jours. Sur un site qui reçoit peu de visites, les variations quotidiennes ne veulent rien dire.
Ce qui ne sert à rien
Acheter des liens. C'est contraire aux règles de Google, et le risque est pour toi.
Publier vingt articles vides. Un article qui n'apprend rien ne se classe pas et encombre ton site. Deux pages solides valent mieux que vingt pages creuses.
Viser une requête nationale la première année. « Photographe mariage France » est hors de portée d'un site neuf, et n'amènerait pas de clients dans ta zone.
Toucher aux réglages techniques sans savoir. Les redirections en masse et les pages qu'on retire de l'index à l'aveugle font disparaître des sites entiers des résultats. Si tu n'es pas sûr, ne touche pas.
Questions fréquentes
Faut-il un blog sur un site de photographe ?
Il n'est pas obligatoire. S'il existe, il doit répondre à de vraies questions de tes clients, et pas exister pour publier. Une page de prestation bien écrite rapporte plus que dix billets d'humeur.
Un site sur un sous-domaine se référence-t-il aussi bien ?
Oui. Ce qui compte est le contenu de tes pages et les mentions dont elles font l'objet ailleurs, pas la forme de l'adresse. Le sujet est traité dans les solutions gratuites qui tiennent la route.
Mes photos peuvent-elles apparaître dans la recherche d'images ?
Oui, à condition qu'elles soient dans le code de ta page, décrites, et pas cachées derrière un script. C'est une source de visites qu'on oublie, et la raison de plus de soigner tes descriptions.
Instagram remplace-t-il un site pour être trouvé ?
Non, et c'est le sujet de Instagram ne suffit pas : tu n'y possèdes rien, et les moteurs de recherche n'y voient presque rien de ton travail.
Pour aller plus loin
Le référencement se compte en mois. Pendant ce temps, tes clients viendront du bouche-à-oreille et des prestataires de ta région : le site sert d'abord à convertir les gens qu'on t'envoie, et gagne en visibilité ensuite. Personne ne peut te garantir une position, et quiconque le fait te vend quelque chose qu'il ne maîtrise pas.
Commence par le plus rentable : allège tes images, écris deux paragraphes sur chaque page de prestation, ouvre ta fiche d'établissement. Le reste vient après. La structure d'ensemble est dans créer ton site de photographe.
Sur Nagapix, chaque book vit sur son adresse du type tonprenom.nagapix.com et se présente aux moteurs de recherche comme une fiche de profil accompagnée de ses galeries ; publier une galerie prévient Google sans que tu aies à t'en occuper. Les fondations sont posées, le contenu et la géographie restent ton travail.
Prêt à lancer ton book ? Crée-le en quelques minutes sur Nagapix.
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